Le 13 Juin 2007, dans l’amphithéâtre RATEAU de l’Ecole des Mines de Paris, la table ronde organisée par le Club Mines Informatique a réuni une quarantaine de professionnels pour aborder le thème du « Nearshore ».
Cette table ronde était la suite
d’un cycle de conférences dont les précédentes ont concerné
L’Offshore est défini comme la
production de prestations dans un pays tiers. Il est devenu en quelques années une réalité incontournable
de l’« écosystème » des services informatiques, en s’adressant
principalement aux deux géants émergents que sont l’Inde et
Le Nearshore, quant à lui, s’adresse à des pays proches de
Nous avons cherché à illustrer les points communs et les aspects spécifiques de trois destinations caractéristiques du Nearshore :
l’Irlande
du Nord : une plate-forme
Nearshore de services high-tech à l'international - portée par les perspectives
très prometteuses d’une paix durement acquise après des décennies de guerre
civile.
M. Damian NICELL, Business Development Manager INVEST NORTHERN IRELAND Jean-Paul EYBERT
(N61) ex-Délégué Général Adjoint du SYNTEC (voir coordonnées dans l’Annuaire
des Mines),
M. Cyril CRICHTON Directeur du
Développement KEPLER-ROMINFO
M. Yves SCHERMAN (N81) DG et
fondateur de EST-WEST INFORMATIQUE
(voir coordonnées dans l’Annuaire des Mines),
M. Kais SELLAMI, DG DISCOVERY INFORMATIQUE,
Président de
Mme Soumaya FATHALLAH (N99) Directrice pour l’Europe
DISCOVERY INFORMATIQUE (voir coordonnées dans l’Annuaire des Mines)
M. Patrick PIOT, Directeur Adjoint Mid-Market SOPRA.
Certains intervenants de la
conférence du 13 Juin étaient venus spécialement de leurs pays respectifs, pour
faire partager leur commune conviction sur les atouts d’un co-développement
« gagnant / gagnant » avec
Dans son introduction,
Le Nearshore n’est, au fond, qu’une forme particulière d’externalisation de prestations informatiques. La coopération, la proximité culturelle sont des éléments-clés de la réussite de projets en logique Nearshore. Mais c’est au cours du temps que la courbe d’apprentissage entre les équipes permet des gains de productivité significatifs.
Le Nearshore est ensuite poussé par d’autres motivations déterminantes :
- la rareté de certaines ressources (cas de la niche MFGPRO pour SOPRA en Tunisie)
- la recherche de nouveaux
débouchés (marchés anglophones via l’Irlande du Nord, marchés africains via
- le besoin d’amélioration du
produit délivré (l’Irlande du Nord et son environnement technologique de haute
qualité ont attiré des clients stratégiques ayant une exigence d’excellence,
dans le domaine de
Tous les intervenants ont illustré de façon très concrète les différents thèmes (s’adresser pour plus de détails à Alain MOSCOWITZ (voir coordonnées dans l’Annuaire des Mines.)
Ø Comment choisir son partenaire Nearshore ? Quelles sont les bonnes pratiques à retenir pour réussir son partenariat ?
Ø Quelle organisation mettre en place en France et dans le pays
d’accueil, pour collaborer au quotidien ? Le témoignage de VALTECH, avec
une répartition judicieuse des équipes entre l’Inde et
Ø Comment améliorer et maîtriser l'industrialisation, les processus,
Ø Quelles sont les particularités administratives et juridiques d'un
contrat Nearshore ? Confidentialité, propriété intellectuelle, gestion de
la gouvernance, mobilité du personnel, règlement des litiges, turnover...sont
les conditions incontournables de réussite. L’Irlande du Nord et
Ø Quels sont les coûts ? Il fut naturellement beaucoup question de
comparatifs Offshore / Nearshore : impact des coûts cachés et rapports
qualité/prix. Ainsi, pour un rapport de coûts salariaux de 1 à 10 entre l’Inde
et
Les échanges avec la salle furent très intenses. Certains participants ont souligné la similarité de l’approche Nearshore avec la démarche d’industrialisation des processus (génératrice de gains de productivité en France-même) et avec la recherche d’une solution clé-en-main (telle la démarche ASP visant l’acquisition d’un service global plutôt que d’un développement informatique).
A 22h, après le cocktail, participants et intervenants se quittèrent, ravis de ces échanges sans « langue de bois » conformément à la tradition du Club Mines Informatique et satisfaits de leurs nouvelles prises de contacts entre professionnels.
Alain MOSCOWITZ (P81)