La rencontre annuelle du G9+ est organisée conjointement par l'ensemble des groupes constitutifs. Organisée en séance plénière sur une matinée, la manifestation fait appel à des personnalités reconnues et accueille régulièrement quelques trois cents responsables d'investissements technologiques. Cette année :
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Animateur : Jean-Paul FIGER, Chief technology officer, Cap Gemini Ernst & Young
Intervenants :
Le vertige des grands projets obligatoires et critiques du passage à l’an 2000, à l’euro et l’e-business a certes dopé l’informatique durant ces dernières années. Mais aujourd’hui, constitue-t-elle encore un enjeu stratégique pour l’entreprise ou se réduit-elle à un outil banalisé dont la valeur ajoutée s’érode avec le temps ?
Ses constituants matériels, logiciels et organisationnels se périment-ils aussi rapidement que le prétendent les vendeurs ? La mesure des performances peut-elle s’appuyer encore longtemps sur la seule prouesse technique et la fuite en avant ?
Complexité et pléthore de produits souvent inachevés, complexité de leur mise en œuvre – parfois induite d’ailleurs par les utilisateurs eux-mêmes -, impossibilité de discerner l’innovation utile dans le brouillard marketing : les responsables de l’informatique n’entendent pas limiter leur rôle à la consultation hasardeuse de catalogues de solutions théoriques.
Serait-on alors à la veille d’un renouveau des relations fournisseurs-utilisateurs qui permettrait à l’offre de répondre, enfin, aux véritables attentes du marché ?
Animateur :Eric MONNOYER, directeur associé, McKinsey
Intervenants :
L’informatique, superbe et indépendante, état dans l’état, c’est bien fini. Après l’obligation faite aux entreprises d’honorer, quel qu’en soit le prix, les fameuses échéances stratégiques des années passées, les directions générales s’interrogent et, parfois, s’irritent.
Certes essentielle à la compétitivité, l’informatique peut-elle être désormais considérée comme une simple variable d’ajustement, au même titre que les autres grands postes de dépense ?
Faut-il céder aux sirènes de l’infogérance, de la location d’applications en ligne, de l’e-procurement, du nomadisme et autres formules supposées gagnantes…avant d’en connaître le vrai coût ?
Dans le même temps, on exige des équipes responsables de l’informatique des compétences sans cesse élargies : maîtrise du développement, de l’exploitation et de l’administration des systèmes bien sûr, mais aussi expertise technologique infaillible, osmose constante avec la stratégie de l’entreprise, connaissance approfondie des métiers de cette dernière, maîtrise de la qualité, maîtrise des risques, …
Déchirée par le respect d’impératifs contradictoires, sommée d’assurer un retour sur investissement significatif et mesurable, très souvent mise en cause, l’informatique est-elle condamnée au funambulisme ?
Animateur : Jean-François VERMONT, Directeur général, PFLS
Intervenants :
Les nouvelles technologies ont permis d’imaginer des organisations du travail radicalement différentes de celles de l’ère industrielle.
De l’entreprise cocooning structurée autour de son intranet pour gérer les préoccupations professionnelles et extra-professionnelles de son personnel, au holding dématérialisé ne contractant plus qu’avec des prestataires et des travailleurs indépendants, que n’a-t-on tenté !
Mais les frustrations nourries de l’organisation hiérarchique classique, routinière et déresponsabilisante, n’ont pas disparu pour autant. De nouvelles formes d’inégalités et de stress sont apparues, que les modèles proposés ne parviennent pas à réduire.
Pourtant, ici et là, des expériences audacieuses sont conduites pour tenter de mettre le potentiel offert par les NTIC au service de tous. Patronat et syndicats de salariés sauront-ils surmonter leur clivage pour établir de nouvelles règles ?
Venus d’horizons syndicaux très différents, les deux observateurs privilégiés réunis ici confrontent sans concession leurs analyses respectives et livrent leur sentiment sur l’avenir.
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